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Communication interne & externe. Chambre à part ou lit conjugal ?

Communication interne & externe. Chambre à part ou lit conjugal ?

Il y a peu, nous avons été interrogés sur notre vision de la communication graphique interne & externe. La question étant simple : penchons-nous pour un vocabulaire graphique différent ou bien visons-nous à fusionner les deux ?
Et dans ce dernier cas, quid d’une complexification des communications, ou pire, de leur échec face à leur public cible respectif ?

D’emblée, nous avons rappelé la grande différence de messages, de tons, de publics, d’environnements, etc. La communication interne répondant à une logique RH (c’est-à-dire à la gestion des ressources humaines de l’entreprise) contrairement à l’externe, reposant sur une logique stratégique de positionnement.

L’occasion facile de s’insurger : Pourquoi vouloir mutualiser les langages graphiques lorsque les schémas de communication sont à ce point éloignés ? Le monde est-il devenu fou en voulant tout mutualiser ? Et en même temps...  On ne va tout de même pas déployer des univers graphiques différents pour une même marque, cela n’a pas de sens ?

Où sont les limites ? Quelle balance opérer ? Un questionnement somme toute légitime à la construction d’un branding efficace et juste.

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De même qu’en terme de design, avoir un avis trop arrêté revient à ne pas prendre en compte les besoins et problématiques propres de chaque client, on ne peut ici penser tout noir ou tout blanc. En fait, d’une enseigne à une autre, ce jeu de balance est à concevoir de manière inédite. Tout dépend des stratégies en cours, des publics cibles, des supports de communication, des engagements pris…

Si l’on en revient à l’origine du langage _ ici graphique _ qu’est la communication, on adapte son discours aux personnes à qui l’on s’adresse. Donc si le public cible interne est différent et ATTEND AUTRE CHOSE que l’externe, alors OUI, force est de penser qu’il est nécessaire de créer un territoire de communication propre pour chacun d’eux.

L’inverse engendrerait une espèce de dialogue de sourds et le supposé gain de la “fusion” des deux territoires échouerait et s’avèrerait ainsi demander un re-travail global, donc plus coûteux, plus lent, et demandant un effort considérable pour rétablir un dialogue de confiance.

Car l’idée est tout de même que la communication COMMUNIQUE justement.

Ou encore plus exactement, que l’on prenne justement part à la communication établie.

‘‘

On ne communique pas, on prend part à une communication.

’’ R. Birdwhistell.

Faut-il pour autant considérer que les systèmes mis en place pour communiquer en interne ou à l’externe doivent être indépendants, voir non-connectés ?

Certainement pas et cela n’aurait aucun sens ! Une charte commune est à travailler afin de maximiser les espaces liant chacun des systèmes de communication.

Le tout est de penser les expressions dans une globalité, tout en répondant aux besoins propres des individualités. Orchestrer des synergies sans pour autant mutualiser la totalité des outils de communication.

Faire vivre les différents systèmes sans que la colocation ne deviennent trop bordélique et que l’on ne sache plus à qui appartient telle ou telle paire de jeans !

Notre vision de la chose A PRIORI, donc SANS CAS SPÉCIFIQUE :

  • Un message différent en interne et en externe.
    Les publics cibles n’ont souvent pas les mêmes attentes et l’information à transmettre est rarement la même.
  • Si l’information est partagée, un ton rédactionnel et graphique différent.
    On ne parle pas de la même façon à un client et à un membre de son équipe. Ils n’ont pas les mêmes attentes et en tant qu’entreprise, vous n’avez pas les mêmes missions à remplir envers eux.
  • Une charte graphique commune bien sûr, mais assez élaborée pour que des territoires différents soient délimités en fonction des publics interne & externe.
  • Des “ouvertures” dans ces limites. La possibilité de les repousser lorsque le contexte actuel n’a pas été pris en compte.
  • Un questionnement régulier quant à la justesse de la charte employée. Répondons-nous toujours aux besoins des équipes internes en communiquant de la sorte avec eux ? Et nos clients, nos usagers ?
    Les messages doivent être clairs, adaptés et mémorables.

Bref, le b.a.ba d’une conversation _ parlée, rédigée ou graphique _ avec un être humain que l’on souhaite intéresser donc à qui l’on s’adapte.

Pour conclure et répondre à la question qui nous a été posée… Nous sommes pour la mutualisation des “outils” de communication que sont les éléments premiers d’une charte à savoir un logotype, des typographies, une gamme de couleurs, une palette de formes, etc.

Par contre il est important pour nous de veiller à conserver une harmonie de ton et d’expressions graphiques spécifiques à chaque public afin qu’une conversation juste et utile reste possible. L’interne et l’externe auront ainsi des “gabarits” différents de création digitales et imprimées, bien que partageant la même source identitaire, le même ADN graphique, la même charte. (Donc lit conjugal ET chambre à part)

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Et si ?

  • Vos territoires de communication interne et externe se chevauchent un peu trop ?
  • Une vrai confusion s’est instaurée entre les éléments de communication de telle manière que vous n’osez même plus vous en référer à votre charte ?

Prenez un peu de hauteur et consulter notre article sur "La magie du rangement, ou l’art d’utiliser la méthode de la japonaise Marie Kondo pour réorganiser vos expressions de communication internes & externes".

  • Vous n’en n’êtes pas encore à faire du tri car la question de l’articulation de ses deux territoires de communication ne se pose qu’aujourd’hui ?

Contactez-nous. Nous nous ferons une joie de penser cette balance interne/externe avec vous.

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